
lus d'un millier de personnes ont manifesté jeudi après-midi à Copenhague pour protester contre l'évacuation de marginaux d'une maison de jeunes, provoquant de nouveaux heurts violents avec la police qui ont entraîné l'arrestation de 150 personnes, selon la police.
"Nous pensons que la situation est relativement sous contrôle. Mais sait-on jamais ?", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police, Flemming Steen Munch.
Selon la même source, parmi les personnes arrêtés figureraient des mineurs et quelques étrangers.
La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.
Des centaines de jeunes avaient plus tôt attaqué les policiers à coups de pavés, de bouteilles, de pots de peinture et de pétards, les obligeant à battre en retraite, selon les images diffusées en direct sur la chaîne danoise TV2 News.
Des barricades avaient été érigées et des feux allumés par les manifestants, dont beaucoup avaient le visage masqué.
Des voitures avaient également été retournées au milieu de la chaussée afin de freiner le mouvement des policiers, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.
Le porte-parole de la police n'a pas précisé si ces affrontements avaient fait des victimes.
L'Ungdomshuset, maison de quatre étages et foyer depuis 25 ans de la culture underground, avait été évacuée par la force jeudi à l'aube, ce qui avait entraîné de premiers affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.
La maison avait été mise à la disposition des jeunes depuis plus de vingt ans par la mairie de Copenhague. Mais elle a été vendue à une secte chrétienne fondamentaliste qui a ordonné l'expulsion de ses occupants.
Jeudi matin, une unité d'élite de la police déposée par hélicoptère sur le toit de l'immeuble est intervenue, et la police a aussi utilisé des canons à eau, des grues et des véhicules blindés.
Des centaines de policiers anti-émeutes avaient été mobilisés pour cette opération, suscitant l'indignation des riverains.
Jeudi matin, 75 personnes ont été arrêtées, des dizaines d'autres l'après-midi, de source policière.